Pompes archer ou Archer push-ups

  • Exécution : effectuez une pompe en décalant progressivement le poids du corps sur un bras pendant que l’autre reste presque tendu sur le côté, puis changez de bras à chaque répétition.
  • Muscles recrutés : grand pectoral, triceps, deltoïdes (faisceau antérieur), abdominaux, brachio-radial et dentelé antérieur.
  • Matériel : aucun (barres de pompes et tapis de sol optionnels).
Photo de Robin, coach en devenir chez Go Muscu

💪 Destinées a minima aux pratiquants intermédiaires, les pompes archer requièrent un effort intense sur le côté sollicité à chaque répétition (pectoraux + triceps). Elles permettent ainsi de développer la force unilatérale, d’améliorer la stabilité globale et de se rapprocher petit à petit des pompes à un seul bras.

Sommaire

Comment faire des pompes archer ?

Bien plus technique qu’il n’y paraît, cet exercice nécessite une excellente coordination, au risque de perdre l’équilibre et de casser votre série. Voici donc la marche à suivre pour le réaliser correctement :
Position de départ aux pompes archer (étape 1)
1. Position de départ
Descente sur un bras aux pompes archer (étape 2)
2. Descente sur un bras
Poussée et remontée aux pompes archer (étape 3)
3. Poussée et retour
Changement de bras aux pompes archer (étape 4)
4. Changement de côté

🆘 Conseil d’ami : si vous manquez de force ou de mobilité, n’hésitez pas à réduire un peu l’amplitude en descendant moins bas, à surélever vos mains (box, banc, table…) ou à limiter les répétitions. En effet, une exécution partielle, mais propre, reste toujours préférable à un mouvement trop difficile et mal exécuté.

😮‍💨 Côté respiration, inspirez durant la descente et expirez lors de la remontée. Rien de compliqué ici !

Étape 1 : posture de départ

Tout d’abord, placez-vous comme pour faire des pompes, mais avec les mains plus éloignées, à environ 35 à 40 cm de chaque épaule. Plus cet écart sera grand, plus l’exercice demandera de force et de concentration.

⚠️ N’oubliez pas de contracter les abdominaux et de maintenir le regard vers le sol pendant toute l’exécution, l’objectif étant de gainer le corps de la tête aux pieds, d’éviter de creuser les lombaires et d’affaisser le bassin.

Étape 2 : descente sur un bras

⏬ Fléchissez le bras de manière à abaisser le torse vers le côté sollicité, tout en gardant l’autre bras presque tendu pour vous stabiliser. Ici, le corps doit se mouvoir de façon naturelle, sans perte de contrôle ni déséquilibre.

Pour plus de confort au niveau du poignet et du coude, placez vos doigts dans l’alignement de l’avant-bras (vers l’extérieur) afin de conserver une trajectoire naturelle. Par contre, limitez la rotation du buste et du bassin.

Étape 3 : extension et retour

Une fois arrivé en bas, poussez très fort avec le bras fléchi pour revenir en position initiale (au centre). Bien que plus explosive que la descente, cette phase concentrique doit rester maîtrisée, sans rebond ni à-coup brutal.

🎯 Astuce : pour rendre le mouvement encore plus difficile, ralentissez le tempo d’exécution et marquez brièvement une pause avant de remonter. Attention, ces techniques d’intensification peuvent vite être éprouvantes !

Étape 4 : changement de côté

Enchaînez ensuite avec le bras inverse en appliquant un schéma moteur identique et veillez à faire exactement le même nombre de répétitions entre les deux côtés pour ne pas développer une asymétrie musculaire.

💡 Bon à savoir : rien ne vous oblige à alterner les bras à chaque fois. Vous pouvez aussi faire une série complète d’un seul côté avant de passer à l’autre, ce qui accentuera la fatigue des muscles et le travail en unilatéral.

Les principales erreurs à éviter

  1. Resserrer les mains : cela diminue l’intérêt de l’exercice en répartissant la charge sur les deux côtés.
  2. Trop se servir du bras opposé : il doit rester une solution d’appui et ne jamais prendre le dessus.
  3. Descendre trop vite : une phase négative mal contrôlée augmente le risque de chute et de blessure.
  4. Tendre excessivement le bras : verrouiller le coude peut augmenter les contraintes sur l’articulation.
  5. Tourner le bassin : ce qui conduit généralement à une perte d’équilibre et à une mauvaise exécution.
  6. Manquer d’amplitude : si la descente est trop courte, le recrutement musculaire est moins efficace.

👇 Pour les plus curieux, je vous conseille cette vidéo qui résume bien les choses à faire et à ne pas faire :

Quels muscles sont engagés avec les pompes archer ?

🥇 Muscles principaux : le grand pectoral (poussée et stabilisation) et les triceps (extension du coude).

Vue en mode rayons X du grand pectoral
Grand pectoral (pectoralis major)
Vue en mode rayons X des triceps
Triceps (triceps brachii)
  1. Le grand pectoral : il génère l’essentiel de la puissance durant les phases excentrique (descente) et concentrique (poussée), et sert également à stabiliser le haut du corps durant le transfert de poids.
  2. Les triceps : ils permettent l’extension du bras fléchi et participent activement à la remontée du buste. Selon l’écartement des mains et l’amplitude de travail utilisée, ils peuvent être plus ou moins sollicités.

🥈 Muscles secondaires : deltoïdes (faisceau antérieur), abdominaux, brachio-radial et dentelé antérieur.

Alternatives aux pompes archer

🏋️ Besoin de plus d’exercices pour compléter votre programme de musculation spécial pompes ? Voici d’autres variantes intéressantes à intégrer à votre routine pour développer votre physique et votre force :

  • Pompes larges
  • Pompes diamant
  • Pompes déclinées
  • Pompes claquées
  • Pompes sur un bras
  • Pompes Spiderman
  • Pompes commando
  • Pompes Hindu
  • Pompes aux anneaux

Robin #Lecoach

🏋️‍♂️ Véritable accro à la musculation, j’ambitionne de devenir coach sportif diplômé en passant prochainement le BPJEPS. Go Muscu est l’occasion pour moi de vous transmettre mon savoir à travers des programmes accessibles à tous, des fiches d’exercices détaillées et des astuces variées pour progresser.

Disclaimer : cet article est le fruit de mes recherches et de mes années passées à la salle. Il n’a en aucun cas vocation à remplacer l’accompagnement ou les conseils d’un professionnel certifié.